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Actualité


Le bonheur est dans la prairie humide!
Date 25/09/2016
Ico Le laboratoire du Shérif
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Cet article fait écho à une sortie terrain, sur le thème de la (re)découverte des bords de Boivre, organisée par l'association du Triton de Vouneuil fin Septembre 2016, animée par le technicien de rivière Nicolas Hutin. Protéger la nature, c'est aussi prendre le temps d'éduquer, de raconter et d'expliquer, encore et encore... Un grand merci à eux!

Populus sp, Peuplier du culture, bords de Boivre à Vouneuil-sous-Biard (86)

Bords de Boivre à Vouneuil-sous-Biard (86): des souches qui annoncent la fin du règne sans partage des grands Peupliers...


Dans le département de la Vienne, les habitant des communes de Poitiers et de Vouneuil-sous-Biard n'ont sans doute pas manqué les chantiers récents qui ont bouleversé les «forêts» longeant la Boivre (sous-affluent de la Loire par le Clain puis la Vienne). Peut-être même que certains d'entre eux se sont attristés en voyant les arbres abattus, laissant place à un paysage chaotique et dépouillé... Les apparences sont heureusement trompeuses, puisque c'est bien un travail de restauration des zones humides, et plus précisément des prairies humides, qui est en cours sur ces parcelles. L'occasion pour nous de revenir sur les particularités de ces coins de paradis pour les naturalistes en tout genre, et sur les étapes de leur renaissance.


Zone humide, le paradis des naturalistes et des moustiques!


Une zone humide est un milieu, comme son nom l'indique, marquée par l'eau, que celle ci soit présente de manière permanente (courante ou dormante) ou temporaire (zones inondables). L'eau seule ne saurait suffire à la définir: c'est également un milieu signé par une faune et une flore riches et singulières. En France, les zones humides ont reculées de 70% en un siècle, principalement face à l'urbanisation, aux drainages intensifs ou à l’avancée des  cultures (particulièrement celle du maïs, gourmande en eau). Il faut dire qu'aux yeux de nombre de gens, les zones humides représentent encore des espaces insalubres et improductifs (si ce n'est en larves de moustiques). Il n'en est rien: la zone humide est le milieu de la richesse et de la biodiversité par excellence!

Tous les trésors ne sont pas d'argent et d'or!

(Pirates des Caraïbes, la malédiction du Black Pearl, Gore Verbinski)

Les rôles des zones humides sont aujourd'hui mieux connus: en plus d'abriter une biodiversité exceptionnelle, elles régulent les flux d'eau (absorbant les excédants d'eau et redistribuant en période de sécheresse), dépolluent naturellement les eaux (particulièrement les nitrates issus de l'agriculture intensive), et offrent à l'observateur attentif un spectacle inégalé, le marais poitevin — huitième merveille du monde — en étant la preuve la plus touristique (même si le tourisme est une force comme une faiblesse dans la gestion des espaces naturels).


Populus sp, Peuplier du culture, bords de Boivre à Poitiers (86)

Les bords de Boivre à Poitiers, des forêts très «artificielles»: c'est même écrit dessus...


Au bord de la Boivre (comme ailleurs en France), les cultures de Peupliers (des arbres qui apprécient l'eau) ont colonisé une grande partie des zone humides. Des peupleraies où il fait certes bon se promener et observer la nature, mais où la monotonie de l'environnement reste un frein à la pleine expression du vivant.


Lorsque la peupleraie arrive à maturité, c'est l'heure pour l'exploitant de récolter le fruit (ou plutôt le bois) de son investissement. Ce qui va nous intéresser, c'est la suite des évènements: la volonté affichée ici n'étant pas de démarrer une nouvelle peupleraie, mais plutôt de favoriser la renaissance de zones humides dans toute leur ampleur.


Prairies humides: un monde riche en couleurs (Guimauve officinale, Épilobe hérissée et Eupatoire à feuilles de chanvre)


Vous vous en doutez, il existe sur le territoire français divers types de zones humides (des landes au marais, en passant par les tourbières...). Dans notre cas, l’objectif vise plus précisément la restauration de prairies humides, terrain de prédilection de sauvages spécifiques, vivaces et hautes (jusqu'à 2m), telles la Guimauve officinale (Althaea officinalis), l’Épilobe hérissée (Epilobium hirsutum), ou l'Eupatoire à feuilles de chanvre (Eupatorium cannabinum) pour les plus courantes... Qui sait, les plus chanceux croiseront peut-être à l'avenir sur ces parcelles la Fritillaire pintade (Fritillaria meleagris), dont les populations ne cessent de reculer en France, faute de trouver prairie à son bulbe!


Fritillaria meleagris, Fritillaire pintade, Saint Benoît (86)

Fritillaire pintade (Fritillaria meleagris), la reine des prairies humides poitevines!


Les prairies humides correspondent généralement à des zones ouvertes, pas ou très peu arborées, inondables, quelques semaines ou mois dans l'année; le sol y est souvent riche en nutriments (dépôt des alluvions), baigné par la lumière comme par l'eau. Au bord de la Boivre, dans les semaines qui suivent l’abatage des Peupliers, les rayons du soleil touchent le sol et les signes du renouveau pointent déjà. Sur la photo ci dessous, des jeunes pousses de Reine des prés (Filipendula ulmaria, au premier plan) et d'une Laîche (Carex sp, en arrière plan), deux locataires ordinaires de ce type d'habitat, se fraient un passage parmi les copeaux de bois fraichement déchiquetés.


Jeunes pousses de Reine des prés (Filipendula ulmaria) et de Laîche (Carex sp) après l'abatage des peupliers à Vouneuil-sous-Biard (86).


La prairie humide est donc un écosystème riche, spécifique de par sa flore et de par sa faune. Malheureusement, son équilibre reste précaire faute de soins adéquats, ce qui explique sa disparition progressive sur le territoire français. En effet, en plus des facteurs précités (urbanisation, drainages, cultures...), les prairies humides tendent à disparaitre lorsque l'homme les abandonne...


Étrange paradoxe que celui d'une zone naturelle dont la pérennité repose sur une intervention humaine! Allez savoir, ce sont peut-être les grands herbivores qui entretenaient jadis de tels espaces... Toujours est-il que de nos jours, faute de pâturages spécifiques (comme par exemple celui de la vache Maraîchine pour le marais poitevin), ou faute de fauches raisonnées, une prairie humide évolue vers d'autres milieux, où s'invitent les rejetons ligneux des géants du règne végétal: les arbres.

«Depuis 400 millions d'années, la nature comble les lacs et étangs de façon à mettre "hors d'eau" et permettre à la forêt de s'installer.»

(Encyclopédie des plantes bio-indicatrices vol 2 de Gérard Ducerf)

Ainsi, faute de pâturage ou de fauche, recommence une vieille et fascinante histoire, avec l'apparition du bois tendres et souples des Saules. Suivent sans tarder des arbres plus robustes, tels les Aulnes, rois ancestraux des rivières (bénéfiques pour le maintien des berges). Le couvert arboré s'épaissit, le milieu se ferme à la lumière. En même temps, l'apport de matières organiques ne cesse d'augmenter (chute des feuilles) et le niveau du sol se surélève peu à peu, perdant progressivement sa qualité humide. Le milieu se rapproche finalement d'une forêt alluviale, où les Frênes entament leur règne!


Salix sp, Alnus glutinosa et Fraxinus excelsior, bords de Boivre (86)

De gauche à droite: Saule (Salix sp), Aulne glutineux (Alnus glutinosa) et Frêne commun (Fraxinus excelsior) au bord de la Boivre (86).


Ce n'est qu'un conte rapide et mal dégrossi parmi les possibles, dont le déroulement pourrait être bouleversé par un millier d'évènements inattendus. Bien sûr, une saulaie, une aulnaie ou une frênaie représentent des milieux tout aussi précieux et importants qu'une prairie humide. L'important étant de comprendre que les écosystèmes sont des espaces vivants et changeants, à jamais susceptibles d'échapper à notre bon vouloir; il ne s'agit pas de privilégier tel milieu par rapport à un autre, mais plutôt de préserver, avec humilité et souplesse, leur diversité, et de par la même le champ des possibles pour la faune et la flore. A chacun d'entre nous incombe le lent (mais délicieux) apprentissage qui nous permet peu à peu de découvrir l'ampleur de cette diversité, de la reconnaître (des années d'idées reçues nous ont souvent éloignés de tout bon sens), de l'encourager et au bout du compte d'en tomber amoureux!


Lectures recommandées:

- Guide des plantes des milieux humides aux éditions Belin

- Les plantes sauvages et leurs milieux en Poitou Charentes d'Yves Baron


Liens recommandés:

- Association le Triton de Vouneuil, pour découvrir la patrimoine naturel de Vouneuil-sous-Biard et ses environs.


Souches, tas de bois et chandelles, Vouneuil-sous-Biard (86).

Trois aménagements permettant le retour de la faune après les grands chantiers de coupe: ici et là, des souches mourantes et des tas de bois serviront d'abri aux insectes et aux animaux (comme les chauves souris ou les hérissons). A l'arrière plan, des «chandelles» (des troncs morts laissés sur pied) sont érigées comme autant de totems érigés aux dieux Pics (Pics verts, etc.)!

>Voir le billet et ses commentaires...
 

Familles de la flore française! (Game of thrones et botanique, épisode 2)
Date 18/09/2016
Ico La botanique pour les indiens!
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Cet article fait suite à notre premier épisode consacré aux grandes familles en botanique, où nous avions croisé les prestigieuses lignées Asterceae, Poaceae, Fabaceae, Rosaceae et Brassicaceae. Le feuilleton continue, avec six nouvelles familles incontournables...


House Apiaceae, Sauvages du Poitou!

Taratata, c’est le poison qu’y a fait le coup je vous dis, maintint l’aubergiste. Même qu’il a viré noir comme un pruneau, le môme.

(Le Trône de Fer, George R.R. Martin)

Les Apiacées (ou Ombellifères, 180 espèces en France) présentent souvent des tiges striées ou cannelées, des feuilles aromatiques (ou à odeur marquée) dont les gaines sont bien développées. Elles sont célèbres pour leurs inflorescences en ombelles (voir l'article complet consacré à ce sujet), composées de petites fleurs à 5 pétales.


Angelica sylvestris, Angélique sylvestre, Poitiers bords de Boivre

Les ombelles d'ombellules (plusieurs petites ombelles réunies en une grosse ombelle) de la bien nommée Angélique sylvestre.


On y retrouve des espèces généreuses domestiquées par l'homme comme la Carotte (Daucus carotta), le Céleri (Apium graveolens), le Panais (Pastinaca sativa), le Persil (Petroselinum crispum) ou la divine Angélique officinale (Angelica archangelica)... Mais aussi de redoutables spécimens comme la titanesque et brûlante Berce du Caucase (Heracleum mantegazzianum) ou la Grande Ciguë (Conium maculatum), une célèbre empoisonneuse. Une famille qui met à mal les adeptes de la cueillette sauvage, tant leur membres se ressemblent faute d'attention, et tant on ne sait jamais si l'on à affaire à un ange... Ou à un démon!


Angelica sylvestris, Angélique sylvestre, Poitiers bords de Boivre

Feuilles nettement «engainantes» de l'Angélique sylvestre, une signature de famille.


House Caryophillaceae, Sauvages du Poitou!


Les Caryophyllacées (225 espèces en France) se distinguent généralement par leurs feuilles opposées, entières, insérées le long de tiges cassantes sur des nœuds renflés. Leurs inflorescences sont souvent disposées en cymes bipares, c'est à dire ramifiées comme le chandelier représenté sur le blason ci dessus. Leurs fruits sont presque tous des capsules qui libèrent les graines qu'elles renferment en séchant.


Stellaria media, Mouron des oiseaux, Poitiers Chilvert

Ramifications à la mode Caryophyllacée (cymes bipares) du Mouron des oiseaux


C'est le clan des Saponaires (Saponaria sp), des Silènes (Silene sp), des Stellaires (Stellaria sp)... Autant de Sauvages adeptes de la haute couture sur pétale, aux floraisons parfois discrètes, mais toujours élégantes (souvent 5 pétales finement découpés ou échancrés), et dont les Œillets (Dianthus sp) font offices d'ambassadeurs raffinés auprès des jardiniers!

Il faut que tu sois aujourd’hui plus que jamais belle à couper le souffle, car on annoncera lors du banquet final que vous êtes fiancés...

(Le Trône de Fer, George R.R. Martin)

Silene latifolia, Lychnis flos-cuculi et Stellaria media

Floraisons élégantes des Compagnon blanc (Silene latifolia), Silène fleur de coucou (Lychnis flos-cuculi) et du petit Mouron des oiseaux (Stellaria media)


House Lamiaceae, Sauvages du Poitou!

Là, y a une tête d’ogre, vous voyez?

(Le Trône de Fer, George R.R. Martin)

Les Lamiacées (ou Labiées, 165 espèces en France) se distinguent avant tout par leurs fleurs caractéristiques, en forme de gueule ouverte (voir l'article complet sur le sujet). Elles doivent leur nom à l'ogresse Lamia dans la mythologie grecque, car elles semblent dévorer les insectes qui les visitent. En réalité, les Lamiacées n'ont rien de plantes carnivores; bien au contraire, elles sont souvent mellifères et généreuses à l'égard des butineurs.


Fleur de Romarin officinal (Rosmarinus officinalis) en train d'avaler (ou plutôt de régaler) une abeille!

Romarin officinal (Rosmarinus officinalis) en train d'avaler (ou plutôt de régaler) une abeille!


On retrouve à leur cour, aux effluves méditerranéennes, les Menthes (Mentha sp), les Lavandes (Lavandula sp), les Sauges (Salvia sp), les Thyms (Thymus sp), les Épiaires (Stachys sp)... Autant de Sauvages aux parfums uniques et aux essences recherchées, pour la cuisine, la cosmétique ou la médecine. On observe généralement chez les membres de ce clan des tiges carrées et des feuilles opposées décussées. On dénichera au fond de leur fleurs fanées quatre fruits (akènes), une autre signature du clan.


Origanum vulgare, Origan commun, Poitiers chemin de la Cagouillère

Feuilles opposées décussées (chaque paire est disposée à 90 degrés par rapport à celle qui la précède) de l'Origan commun (Origanum vulgare).


House Liliaceae, Sauvages du Poitou!

Il lui a aussi poussé un nouveau nez... Et un plutôt bulbeux, je dirais.

(Le Trône de Fer, George R.R. Martin)

Du point de vue de l'ancienne classification dite «classique», les Liliacées regroupent 150 espèces en France. Elles sont généralement vivaces par leur bulbe, et présentent des feuilles entières à nervures parallèles, ainsi qu'un port non ramifié. Leurs fleurs affichent souvent six tépales et six étamines. Les Liliacées comptent dans leurs rangs certaines des Sauvages les plus toxiques pour l'homme, comme le Muguet de mai (Convallaria majalis) ou le Colchique d'automne (Colchicum automnale); mais aussi des spécimens recherchés pour leur valeur gustative tel que l'Ail des ours (Alium ursinum), ou domestiqués au potager, tels que l'Oignon, l'Ail, le Poireau, la Ciboulette...


Ail des ours, Allium ursinum, Poitiers Chilvert

Fleurs en ombelle de l'Ail des ours: 6 pétales, 6 étamines. Une ex-Liliaceae, devenue aujourd'hui Amaryllidaceae...


Les classifications modernes ont pulvérisé ce clan en une multitude de familles, sur la base d'observations génétiques fascinantes quant à leur histoire, mais pas toujours pertinentes sur le terrain (du point de vue de l'identification). Dépouillée à grand coups de microscopes, la vieille lignée Liliacée a tout de même réussi à garder dans ses rangs officiels une des plus célèbres dames du Poitou, alias la Fritillaire Pintade (Fritillaria meleagris).


Fritillaria meleagris, Frtillaire pintade, Saint Benoît (86)

Les six tépales en forme de clochette et les six étamines de la Fritillaire Pintade.


House Ranunculaceae, Sauvages du Poitou!

C’est le plus haut niveau qu’ait atteint la rivière depuis le printemps. Et, si cette pluie persiste, elle montera encore davantage.

(Le Trône de Fer, George R.R. Martin)

Les Renonculacées (140 espèces en France) tire leur nom du latin rena, «grenouille», à cause de l'affection pour l'eau de certains membres de la famille. Elles peuvent afficher des atouts très différents d'une espèce à l'autre: «boutons d'or» de la Renoncule rampante (Ranunculus repens), lianes vigoureuse de Clématite vigne-blanche (Clematis vitalba), clochettes vertes de l'Hellébore fétide (Helleborus foetidus), collerette de dentelle de la Nigelle de damas (Nigella damascena)... C'est un clan fait d'exceptions, où l'originalité est de rigueur, même s'il existe quelques points communs dans ce grand barnum terrestre et aquatique: la plupart des Renonculacées présentent un nombre très élevé d'étamines, ainsi que des feuilles palmatiséquées. Si elles sont souvent belles et spectaculaires, la plupart sont toxiques, pour l'homme comme pour le bétail.


Ranunculus repens, Clematis vitalba, Helleborus foetidus et Nigella Damascena

Fleurs bardées d'étamines de la Renoncule rampante, de la Clématite vigne-blanche, de l'Hellébore fétide et de la Nigelle de Damas.


House Orchidaceae, Sauvages du Poitou!

La seule pensée de votre beauté m’empêche de dormir la nuit.

(Le Trône de Fer, George R.R. Martin)

Les Orchidacées (120 espèces en France) représentent probablement le clan le plus séduisant pour nombre de botanistes. Elles fascinent, à cause de la beauté, de l'originalité de leurs fleurs et de la sexualité sophistiquée qui les accompagne. La famille doit pourtant son nom à une métaphore peu élégante: orchis est la «testicule» en latin une allusion à leurs paires de tubercules souterrains!


La survie et la reproduction des Orchidées reposent sur un équilibre naturel précis et précaire (voir l'article sur Himantoglossum hircinum, alias l'Orchis bouc pour plus de détails), ce qui fait que la compagnie humaine leur est rarement favorable (en France, une espèce sur six est menacée d'extinction). Si les membres de cette famille peuvent présenter des toilettes variées, leurs feuilles entières, souvent charnues et la structure à six tépales de leurs fleurs sont caractéristiques (voir l'article complet sur le sujet); de même que le pétale inférieur (nommé labelle) aux formes excentriques qui peut aller jusqu'à imiter l'aspect d'un insecte!


Ophrys apifera, Ophrys abeille, Biard aérodrome (86)

Ophrys abeille (Ophrys apifera), dont l'incroyable labelle imite le corps d'une abeille solitaire femelle pour inciter les mâles à venir la butiner!


Je vous donne rendez vous lors du prochain épisode de notre feuilleton qui nous emmènera à la rencontre de six maisons supplémentaires, plus modestes en terme de membres sur notre territoire, mais tout aussi remarquables de par leurs spécificités: Boraginaceae, Rubiaceae, Campanulaceae, Amaranthaceae, Euphorbiaceae et Crassulaceae... Botany is coming!


Lectures recommandées:

- La botanique redécouverte de Aline Raynal-Roques

- Petite flore de France aux éditions Belin, une flore élégante et une clé d'identification astucieuse qui met l'accent sur la reconnaissance des familles.

- Cours de botanique en ligne par Joël Raynaud: classifications chez les Angiospermes

- Les Apiacées, petite flore en ligne de Maurice Reille

- Les Caryophillacées, petite flore en ligne de Maurice Reille

- Les Lamiacées, petite flore en ligne de Maurice Reille

- Les Liliacées, petite flore en ligne de Maurice Reille

- Les Orchidacées, petite flore en ligne par Maurice Reille


Et pour le plaisir, le fil rouge de notre article...

- Le cycle fantasy Le Trône de fer par George R. R. Martin!

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