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Valériane officinale: je suis lombric!
Date 13/02/2017
Ico Pirates des bords d'eau
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Valériane officinale, Valeriana officinalis, Poitiers bords de Clain

Valériane officinale, Poitiers bords de Clain


Valeriana officinalis (Valériane officinale ou Ervant en poitevin-saintongeais) appartient à la famille Caprifoliaceae, parmi laquelle on trouve la Centranthe rouge ou la Cardère sauvage déjà rencontrées dans nos pages. La Sauvage doit son nom au latin valere, «bien se porter», non pas tant pour sa vigueur que pour son statut de légende parmi les plantes médicinales: jadis, Valeriana officinalis fut même surnommée Herbe-guérit-tout!

- Ce doit être absolument incurable et mortel!
- Mais non, mais non...
- Ah? Il y a un espoir de guérison? Ne me trompez pas docteur je veux savoir la vérité!
(Knock, Guy Lefranc)

Tout à tour philtre d'amour, aphrodisiaque, remède contre l'épilepsie, l'hystérie, la danse de Saint-Guy, l'asthme... L'utilisation médicale de Valeriana officinalis se précise et se recentre au fil des siècles autour de son action calmante et sédative (ce sont ses parties souterraines qui sont utilisées, généralement en tisane ou en lotion relaxante). Aujourd'hui, l'efficacité de Valeriana officinalis est contestée par les scientifiques, les essais cliniques à son sujet aboutissant à des résultats irréguliers et contradictoires. Son usage reste néanmoins répandu et apprécié: il n'est pas rare de retrouver la Sauvage dans les cocktails phytos des sachets de tisane «Bonne nuit»! La Valériane officinale est largement cultivée à des fins commerciales, la plus grosse partie de la production française se situant en Anjou.


Valériane officinale, Poitiers bords de Clain

Fleurs rosées de la Valériane officinale: une corolle en tube, 3 étamines autour d'un pistil surmonté de 3 stigmates.


Mais revenons à nos spécimens sauvages: Valeriana officinalis est une vivace qui fréquente les sols riches engorgés d'eau des prairies et des clairières alluviales. Elle dresse en été ses corymbes amples de fleurs rosées, au bout de longues tiges (plus de 1m de hauteur) creuses et cannelées.


Valériane officinale, Poitiers bords de Clain

Tige creuse et cannelée, feuilles opposées et pennatiséquées de la Valériane officinale


Valeriana officinalis présente des aspects variables selon les régions, les milieux ou selon ses stades de développement. Elle peut être grêle en terrain sec ou robuste sur sol humide; généralement glabrescente, elle peut aussi se montrer très poilue... À tel point que de nombreuses sous espèces sont aujourd'hui recensées, voir de nouvelles espèces, ce qui cause parfois aux botanistes quelques nuits blanches, sapant un peu plus la réputation de somnifère de la Sauvage! Malgré leurs différences, tous ces spécimens conservent les qualités alimentaires (elles sont comestibles), médicinales et bio-indicatrices précitées.


Les fruits de Valeriana officinalis sont de petits akènes que le vent disperse (anémochorie), aux «plumes» finement découpées.


Valériane officinale, Poitiers bords de Clain

Récolte des semences de la Valériane officinale à la fin de l'été


Nous avions déjà évoqué l'effet attractif et euphorisant que produisent les effluves des racines des Valérianes chez les chats (voir Centranthus ruber, la Valériane rouge); c'est aussi le cas pour Valeriana officinalis, surnommée à l'occasion Herbe aux chats. Certains jardins botaniques cultivent leurs pieds de Valériane sous un grillage pour éviter que les félins accrocs ne les déterrent!


Les rats se passionneraient aussi pour la Sauvage. Vous connaissez l'histoire du joueur de flûte de Hamelin: le musicien libéra sa ville d'une invasion de rats en entrainant les rongeurs jusque dans une rivière, où ils se noyèrent. Selon la légende, le musicien tirait ses pouvoirs de sa flûte. Dans d'autres versions, on raconte que le musicien cachait dans ses poches quelques plantes pour appâter les rongeurs: Valériane?


Valeriana officinalis et le Joueur de flûte de Hamelin, Sauvages du Poitou!


Enfin, certains jardiniers pulvérisent des purins ou des infusions de Valeriana officinalis (diluées au 1/20) sur leurs planches ou sur leur compost pour encourager la présence de vers de terre (si quelqu'un est à même de m'expliquer le pourquoi du comment, j'en serais ravi). L'occasion de rappeler le rôle essentiel de ces ouvriers invisibles au jardin et sur terre: les vers de terre recyclent, compostent, retournent, aèrent et fertilisent le sol (les «turricules», leurs déjections, sont riches en azote, en phosphore, en potassium, en calcaire, en magnésium)... Malmenés par les labours, les intrants chimiques, les pesticides, la pollution, les sols laissés à nu (absence de couverture), les populations de vers s'amenuisent peu à peu, leur déclin coïncidant directement avec la perte de fertilité des sols cultivés. Autant dire que si le risque de disparition des abeilles est un drame pour l'écosystème, celui des vers de terre est potentiellement un séisme!


Je suis lombric... Sauvages du Poitou!


Qui sait, après l'opération «Sauvez une abeille, adoptez un Pissenlit» de Sauvages du Poitou, nous lancerons peut-être un jour une campagne «Sauvez un lombric, adoptez une Valériane»? Reste que les préparations à base de Valeriana officinalis sont riches en phosphore et donc intéressantes pour la croissance et la floraison de certaines plantes au jardin.


Valériane officinale, Poitiers bords de Clain

La Valériane officinale serait-elle un appât à chats, à rats et à vers de terre? Ce qui est sûr, c'est que le nectar parfumé, sucré et collant de ses fleurs attire et régale pléthore d'insectes!


Pour aller plus loin:

- Valeriana officinalis sur Tela-botanica

- Valériana officinalis: identification assistée par ordinateur

- La Valériane à travers l'histoire sur le blog Books of Dante

- Usage médical de la Valériane officinale sur le site Phytomania


Valériane officinale, Poitiers bords de Clain

Valériane officinale, Poitiers bords de Clain

>Voir le billet et ses commentaires...
 

Le bonheur est dans la prairie humide
Date 25/09/2016
Ico Le laboratoire du Shérif
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Cet article fait écho à une sortie terrain, sur le thème de la (re)découverte des bords de Boivre, organisée par l'association du Triton de Vouneuil fin septembre 2016, animée par le technicien de rivière Nicolas Hutin. Protéger la nature, c'est aussi prendre le temps d'éduquer, de raconter et d'expliquer, encore et encore... Un grand merci à eux!

Populus sp, Peuplier du culture, bords de Boivre à Vouneuil-sous-Biard (86)

Bords de Boivre à Vouneuil-sous-Biard (86): des souches qui annoncent la fin du règne sans partage des grands Peupliers...


Dans le département de la Vienne, les habitant des communes de Poitiers et de Vouneuil-sous-Biard n'ont sans doute pas manqué les chantiers récents qui ont bouleversé les «forêts» longeant la Boivre (sous-affluent de la Loire par le Clain puis la Vienne). Peut-être même que certains d'entre eux se sont attristés en voyant les arbres abattus, laissant place à un paysage chaotique et dépouillé... Les apparences sont heureusement trompeuses, puisque c'est bien un travail de restauration des zones humides, et plus précisément des prairies humides, qui est en cours sur ces parcelles. L'occasion pour nous de revenir sur les particularités de ces coins de paradis pour les naturalistes en tout genre, et sur les étapes de leur renaissance.


Zone humide, le paradis des naturalistes et des moustiques!


Une zone humide est un milieu, comme son nom l'indique, marquée par l'eau, que celle ci soit présente de manière permanente (courante ou dormante) ou temporaire (zones inondables). L'eau seule ne saurait suffire à la définir: c'est également un milieu signé par une faune et une flore riches et singulières. En France, les zones humides ont reculées de 70% en un siècle, principalement face à l'urbanisation, aux drainages intensifs ou à l’avancée des  cultures (particulièrement celle du maïs, gourmande en eau). Il faut dire qu'aux yeux de nombre de gens, les zones humides représentent encore des espaces insalubres et improductifs (si ce n'est en larves de moustiques). Il n'en est rien: la zone humide est le milieu de la richesse et de la biodiversité par excellence!

Tous les trésors ne sont pas d'argent et d'or!

(Pirates des Caraïbes, la malédiction du Black Pearl, Gore Verbinski)

Les rôles des zones humides sont aujourd'hui mieux connus: en plus d'abriter une biodiversité exceptionnelle, elles régulent les flux d'eau (absorbant les excédants d'eau et redistribuant en période de sécheresse), dépolluent naturellement les eaux (particulièrement les nitrates issus de l'agriculture intensive), et offrent à l'observateur attentif un spectacle inégalé, le marais poitevin — huitième merveille du monde — en étant la preuve la plus touristique (même si le tourisme est une force comme une faiblesse dans la gestion des espaces naturels).


Populus sp, Peuplier du culture, bords de Boivre à Poitiers (86)

Les bords de Boivre à Poitiers, des forêts très «artificielles»: c'est même écrit dessus...


Au bord de la Boivre (comme ailleurs en France), les cultures de Peupliers (des arbres qui apprécient l'eau) ont colonisé une grande partie des zone humides. Des peupleraies où il fait certes bon se promener et observer la nature, mais où la monotonie de l'environnement reste un frein à la pleine expression du vivant.


Lorsque la peupleraie arrive à maturité, c'est l'heure pour l'exploitant de récolter le fruit (ou plutôt le bois) de son investissement. Ce qui va nous intéresser, c'est la suite des évènements: la volonté affichée ici n'étant pas de démarrer une nouvelle peupleraie, mais plutôt de favoriser la renaissance de zones humides dans toute leur ampleur.


Prairies humides: un monde riche en couleurs (Guimauve officinale, Épilobe hérissée et Eupatoire à feuilles de chanvre)


Vous vous en doutez, il existe sur le territoire français divers types de zones humides (des landes au marais, en passant par les tourbières...). Dans notre cas, l’objectif vise plus précisément la restauration de prairies humides, terrain de prédilection de sauvages spécifiques, vivaces et hautes (jusqu'à 2m), telles la Guimauve officinale (Althaea officinalis), l’Épilobe hérissée (Epilobium hirsutum), ou l'Eupatoire à feuilles de chanvre (Eupatorium cannabinum) pour les plus courantes... Qui sait, les plus chanceux croiseront peut-être à l'avenir sur ces parcelles la Fritillaire pintade (Fritillaria meleagris), dont les populations ne cessent de reculer en France, faute de trouver prairie à son bulbe!


Fritillaria meleagris, Fritillaire pintade, Saint Benoît (86)

Fritillaire pintade (Fritillaria meleagris), la reine des prairies humides poitevines!


Les prairies humides correspondent généralement à des zones ouvertes, pas ou très peu arborées, inondables, quelques semaines ou mois dans l'année; le sol y est souvent riche en nutriments (dépôt des alluvions), baigné par la lumière comme par l'eau. Au bord de la Boivre, dans les semaines qui suivent l’abatage des Peupliers, les rayons du soleil touchent le sol et les signes du renouveau pointent déjà. Sur la photo ci dessous, des jeunes pousses de Reine des prés (Filipendula ulmaria, au premier plan) et d'une Laîche (Carex sp, en arrière plan), deux locataires ordinaires de ce type d'habitat, se fraient un passage parmi les copeaux de bois fraichement déchiquetés.


Jeunes pousses de Reine des prés (Filipendula ulmaria) et de Laîche (Carex sp) après l'abatage des peupliers à Vouneuil-sous-Biard (86).


La prairie humide est donc un écosystème riche, spécifique de par sa flore et de par sa faune. Malheureusement, son équilibre reste précaire faute de soins adéquats, ce qui explique sa disparition progressive sur le territoire français. En effet, en plus des facteurs précités (urbanisation, drainages, cultures...), les prairies humides tendent à disparaitre lorsque l'homme les abandonne...


Étrange paradoxe que celui d'une zone naturelle dont la pérennité repose sur une intervention humaine! Allez savoir, ce sont peut-être les grands herbivores qui entretenaient jadis de tels espaces... Toujours est-il que de nos jours, faute de pâturages spécifiques (comme par exemple celui de la vache Maraîchine pour le marais poitevin), ou faute de fauches raisonnées, une prairie humide évolue vers d'autres milieux, où s'invitent les rejetons ligneux des géants du règne végétal: les arbres.

«Depuis 400 millions d'années, la nature comble les lacs et étangs de façon à mettre "hors d'eau" et permettre à la forêt de s'installer.»

(Encyclopédie des plantes bio-indicatrices vol 2 de Gérard Ducerf)

Ainsi, faute de pâturage ou de fauche, recommence une vieille et fascinante histoire, avec l'apparition du bois tendres et souples des Saules. Suivent sans tarder des arbres plus robustes, tels les Aulnes, rois ancestraux des rivières (bénéfiques pour le maintien des berges). Le couvert arboré s'épaissit, le milieu se ferme à la lumière. En même temps, l'apport de matières organiques ne cesse d'augmenter (chute des feuilles) et le niveau du sol se surélève peu à peu, perdant progressivement sa qualité humide. Le milieu se rapproche finalement d'une forêt alluviale, où les Frênes entament leur règne!


Salix sp, Alnus glutinosa et Fraxinus excelsior, bords de Boivre (86)

De gauche à droite: Saule (Salix sp), Aulne glutineux (Alnus glutinosa) et Frêne commun (Fraxinus excelsior) au bord de la Boivre (86).


Ce n'est qu'un conte rapide et mal dégrossi parmi les possibles, dont le déroulement pourrait être bouleversé par un millier d'évènements inattendus. Bien sûr, une saulaie, une aulnaie ou une frênaie représentent des milieux tout aussi précieux et importants qu'une prairie humide. L'important étant de comprendre que les écosystèmes sont des espaces vivants et changeants, à jamais susceptibles d'échapper à notre bon vouloir; il ne s'agit pas de privilégier tel milieu par rapport à un autre, mais plutôt de préserver, avec humilité et souplesse, leur diversité, et de par la même le champ des possibles pour la faune et la flore. A chacun d'entre nous incombe le lent (mais délicieux) apprentissage qui nous permet peu à peu de découvrir l'ampleur de cette diversité, de la reconnaître (des années d'idées reçues nous ont souvent éloignés de tout bon sens), de l'encourager et au bout du compte d'en tomber amoureux!


Lectures recommandées:

- Guide des plantes des milieux humides aux éditions Belin

- Les plantes sauvages et leurs milieux en Poitou Charentes d'Yves Baron


Liens recommandés:

- Association le Triton de Vouneuil, pour découvrir la patrimoine naturel de Vouneuil-sous-Biard et ses environs.

- La fiche du site de la Vallée de la Boivre, une Zones Naturelles d'Intérêt Écologique Faunistique et Floristique (86)

Oiseaux nicheurs en France, le déclin... Sauvages du Poitou


Les prairies humides, ce n'est pas que pour les fleurs...  Ci-dessous, trois exemples d'aménagements favorisant le retour de la faune après les chantiers de coupe: ici et là, des souches mourantes et des tas de bois serviront d'abri aux insectes et aux animaux (comme les chauves souris ou les hérissons). A l'arrière plan, des «chandelles» (des troncs morts laissés sur pied) sont érigées comme autant de totems érigés aux dieux Pics (Pics verts, etc.)!


Souches, tas de bois et chandelles, Vouneuil-sous-Biard (86).

Après l'exploitation de la Peupleraie à Vouneuil-sous-Biard (86)



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Iris des marais, la Sauvage qui murmurait à l'oreille des rois
Date 16/07/2016
Ico Pirates des bords d'eau
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Iris pseudacorus, Iris des marais, Chasseneuil du Poitou (86)


Iris pseudacorus (Iris des marais ou Illaille en poitevin saintongeais) appartient à la famille Iridaceae, aux côtés des Crocus ou des Glaïeuls. Les Iris peuvent afficher des couleurs riches et variées. Ils doivent leur nom à la nymphe Iris, messagère des Dieux grecs, dont le passage, lorsqu'elle descendait de l'Olympe vers la terre pour livrer le courrier, dessinait un arc en ciel.


Iris pseudacorus est une vivace qui installe son rhizome au bord des cours d'eau, sur les sols riches, inondés ou engorgés d'eau. Ses feuilles pointues et effilées comme des épées, toutes orientées sur un même plan, égalent ou dépassent parfois en hauteur les tiges robustes qui portent les fleurs jaunes.

- C'est une épée magnifique...

- Je souhaite que l'homme qui l'a forgée fasse preuve d'autant de précision et de dévotion et de précision dans tous les aspects de sa vie.

(Pirate des Caraïbes, Gregor Verbinski)

Iris pseudocarus, Iris des marais, Poitiers bords de Boivre

Colonie d'Iris des marais, Poitiers bords de Boivre


Ses fleurs spectaculaires (mais inodores) se dressent entre juin et juillet, par groupe de 4 à 12, à plus d'un mètre de hauteur. Elles présentent six «tépales», à l'image d'une fleur d’Orchidée (certains Iris sont surnommés les «Orchidées du pauvre»), trois recourbés à l’extérieur et trois dressés à l'intérieur, tous complètement jaunes. Gardez bien l'image de la fleur en tête pour la suite...


Iris pseudacorus, Iris des marais, Poitiers bords de Boivre

Fleur de l'Iris des marais, Poitiers bords de Boivre


Iris pseudacorus assure l’expansion des ses colonies par reproduction végétative, via son rhizome, compensant ainsi les pertes dues à la cueillettes de ses belles fleurs éphémères! Lorsque les promeneurs la laisse tranquille, elle se resème via ses fruits, de grosses capsules à trois valves qui renferment de nombreuses graines.


Iris pseudocarus, Iris des marais, Poitiers bords de Boivre

Fruits de l'Iris des marais, Poitiers bords de Boivre


A vrai dire, ce ne sont pas les cueillettes intempestives qui freinent les ardeurs d'Iris pseudacorus, mais plutôt les attaques répétées d'un gang de minuscules prédateurs... La Sauvage sert souvent de pouponnière à un coléoptère, le Charançon de l'Iris des marais (Mononychus punctumalbum, qui présente un point blanc caractéristique sur le dos). Ce dernier creuses des trous dans les fruits de l'Iris des marais pour y déposer ses œufs. Les larves se nourrissent des semences avant de se métamorphoser, de sortir du fruit et de s'enterrer dans le sol jusqu'au printemps suivant.


Mononychus punctumalbum sur Iris pseudacorus, Poitiers bords de Boivre

Charançons de l'Iris des marais, Poitiers bords de Boivre

La victoire appartient à celui qui y croit le plus et surtout le plus longtemps.

(Pearl Harbor, Michael Bay)

Mais pas de quoi rabaisser notre Sauvage... Il faut dire qu'une sève royale parcoure ses tiges! C'est en Poitou que l'Iris des marais marque la grande histoire de sa fleur: le célèbre dessin de la fleur de Lys imprimé sur les blasons des rois de France est en réalité une fleur d'Iris. C'est Clovis qui l'érige en symbole en 507, au sortir de la bataille de Vouillé. Les Wisigoths sont écrasées par les armées du roi Franc au cœur des marais viennois. Clovis demande à ce qu'une fleur d'Iris soit dessinée et cousue sur ses vêtement en souvenir du lieu et de la précieuse victoire. Dès lors, la fleur de l'Iris des marais devient symbole de royauté pour Clovis, puis pour tous les rois de France après lui.


Iris des marias, symbole des rois de France, Sauvages du Poitou!

L'Iris des marais tel qu'il fut crayonné par nos ancêtres à Vouillé dans la Vienne, en 507, à la demande de Clovis.


Pour aller plus loin:

- Iris pseudacorus sur Tela-botanica

- L'Iris des marais, fleur héraldique, sur le blog Books of Dante


Iris pseudacorus, Iris des marais, Chasseneuil du Poitou (86)

Fleur de l'Iris des marais, Chasseneuil du Poitou (86)

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