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Vocabulaire de la botanique (1): feuilles simples
Date 10/07/2017
Ico Cours de botanique joyeuse!
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Ce billet est le premier d'une catégorie d'articles sur le blog, «La botanique pour les indiens», qui sera consacrée à l'initiation sauvage et décomplexée de la biologie végétale. L'occasion, j’espère, de faire quelques découvertes dignes de l'université de magie de Poudlard (l'école du jeune sorcier Harry Potter)... Car l'étude du vivant est rarement chose ennuyante!


La botanique est magique sur Sauvages du Poitou!


La botanique, à l’image de toutes les vénérables sciences, a composé son propre langage. L’initiation au monde végétal commence donc par l’apprentissage de ce dialecte savant, ce dernier n'ayant pas été inventé pour réjouir une poignée de vieux professeurs scotchés devant des herbiers séculaires, mais bel et bien pour servir le quidam curieux et amoureux de nature ! Et ce à plusieurs titres :


Premièrement, le vocabulaire nous permet de raconter aux autres ce que nous voyons... On ne peut guère se contenter de dire d'une feuille qu'elle est verte, ovale ou pointue : la nature possède un sens artistique infiniment développé, qu'il convient d'exprimer avec grande finesse !


Pour les apprentis que nous sommes, c'est aussi la possibilité de lire les descriptions proposées dans les livres et guides d'identification, et d'aller au delà des simples photographies qui s'avèrent souvent insuffisantes pour partir à la rencontre d'un spécimen inconnu.


Enfin et surtout, les mots guident notre pensée et notre attention : pour le profane, une feuille est verte, ovale ou pointue ; mais celui qui dispose d'un vocabulaire plus fourni remarquera d’emblée d'autres caractéristiques importantes : la feuille est-elle entière ou crénelée ? Hastée ou sagittée ? Est-elle sessile, embrasse-t-elle la tige ? Le simple fait d'étudier ces définitions nous incite à prêter attention à de nouveaux détails. Et quoi de plus merveilleux que pouvoir explorer jusque dans ses détails ?


Au bout du compte, chaque mot appris fait apparaitre à nos yeux un phénomène nouveau... Étudier le vocabulaire de la botanique revient à apprendre la magie ! Paradoxalement, c'est l'expérience et la connaissance qui nous permettent de renouer avec le regard émerveillé et contagieux de l’enfance, qui s’étonne à chaque instant devant le spectacle toujours renouvelé de la nature à jamais extraordinaire et omniprésente.

- Je suis un super tchatcheur, vous savez! Je tchatche depuis au moins... Je sais pas exactement depuis quand, mais ça fait des années et j’ai un paquet de mots dans mon vocabulaire. Comme «abivore», par exemple.
- Et qu’est-ce que ça veut dire?
- C’est quelqu’un qui mange des abeilles.
- Ah bon.
(Skins, Jamie Brittain et Bryan Elsley)

Dans cette première série de planches, nous nous intéressons à la forme des feuilles (ou plus exactement, à la forme de la partie principale et aplatie de la feuille qu'on appelle le limbe).


Sauvages du Poitou: la feuille


Notez au passage la notion de stipules : deux petites feuilles situées de part et d’autre du pétiole, miniaturisées ou absentes chez certaines espèces.


Nous commençons avec des adjectifs permettant de décrire des feuilles «simples», c'est à dire des feuilles dont le limbe est composé d'une seule et unique partie continue (une seule foliole). Et si les feuilles sont simples, le vocabulaire qui leur est associé ne l’est pas toujours… Notre imagination (dans imagination se cache le mot image) sera d’une grande aide pour mémoriser les planches suivantes :


Les formes des feuilles n°1, Sauvages du Poitou


Orbiculaire : de forme circulaire.

Elliptique : de forme ovale.

Réniforme : en forme de rein ou de haricot (arrondie au sommet).


Les formes des feuilles n°2, Sauvages du Poitou


Deltoïde : de forme triangulaire.

Spatulée : en forme de spatule (arrondie au sommet, graduellement rétrécie à la base).

Cunéiforme : en forme de triangle inversé.


Les formes des feuilles n°3, Sauvages du Poitou


Lancéolée : en pointe aux deux extrémités, plus large du côté de la base.

Cordée : dont la base forme deux arrondis, à l’image d'un cœur.

Ovale : en forme d’œuf (plus large à la base qu'au sommet).


Les formes des feuilles n°4, Sauvages du Poitou


Oblancéolée : en pointe aux deux extrémités, plus large du côté du sommet.

Obcordée : dont le sommet forme deux arrondis, à l'image d'un cœur.

Obovale : en forme d’œuf (plus large au sommet qu'à la base).


Les formes des feuilles n°5, Sauvages du Poitou


Aciculaire : en forme d'aiguille.

Oblongue : allongée, base et sommet presque parallèles ou arrondis.

Linéaire : allongée et étroite, bords parallèles.


Les formes des feuilles n°6, Sauvages du Poitou


Panduriforme : étranglée ou échancrée sur les côtés, à l'image d'un violon.

Sagittée : dont la base présente deux lobes étroits, en forme de fer de flèche.

Hastée : dont la base présente deux lobes divergents, en forme de fer de hallebarde.


Les formes des feuilles n°7, Sauvages du Poitou


Ensiforme: en forme de glaive, épaisse le long de la nervure centrale, tranchante sur les bords.

Lyrée: dont le lobe supérieur est arrondi et plus grand que les lobes inférieurs, à l’image d’une lyre.

Falciforme: en forme de faux.


Les formes des feuilles n°8, Sauvages du Poitou


Rhomboïdale : en forme de losange.

Flabellée : en forme d’éventail, semi circulaire.

Tronquée : dont le sommet est comme coupé.


Les formes des feuilles n°9, Sauvages du Poitou


Aristée : dont le sommet se termine par une arête (pointe longue et dure).

Acuminée : dont le sommet se termine brusquement en pointe.

Émarginée : dont le sommet est taillé en angle rentrant, comme coupé aux ciseaux.


La vie rentrant difficilement dans des cases bien rangées, un terme n'exclut pas forcément les autres. C'est pourquoi il est recommandé d'user et d'abuser de ce vocabulaire en combinant autant de mots que nécessaire pour parvenir à décrire ce qui se présente sous nos yeux (Quelle est la forme générale de la feuille? Comment est sa base? Son sommet?). Et avant de faire nos premiers travaux pratiques, observons également le bord du limbe (la marge):


Les bords des feuilles, Sauvages du Poitou


La liste est loin d'être exhaustive... Déjà, ces quelques définitions en appellent d'autres! Par exemple, en fonction du nombre de lobes sur le bord de la feuille, on parle de feuille bilobée (2 lobes), triolobée (3 lobes), quadrilobée (4 lobes), pentalobée (5 lobes ), etc. Le réservoir à mots semble inépuisable!


Afin d'éviter toute indigestion cérébrale, le vocabulaire relatifs aux feuilles «composées» — c'est à dire les feuilles dont le limbe est fractionnée en plusieurs parties distinctes (plusieurs folioles) —, les particularités des nervures, celles du pétiole ainsi que la dispositions des feuilles sur la tige seront abordées dans de futurs articles. Car il est maintenant grand temps de faire l'école buissonnière! Prêts pour quelques travaux pratiques sur le terrain?

Allium ursinum, Ail des ours, Exireuil (79)
Ail des ours (Allium ursinum): feuilles entières, ovales (plus larges à la base qu'au sommet) et plus précisément lancéolées... C'est plutôt facile pour commencer, et en plus, c'est délicieux!

Glechoma hederacea, Lierre terrestre, Poitiers Chilvert
Lierre terrestre (Glechoma hederacea) sur le pas de ma porte: feuilles crénelées, de forme générale quasi orbiculaire (circulaire), réniformes ou cordées.

Iris pseudocarus, Iris des marais, Poitiers bords de Boivre
Les feuilles de l’Iris des marais (Iris pseudacorus), la sauvage qui inspira le symbole royal de la fleur de Lys, dresse de longues feuilles entières, linéaires et ensiformes, pointues et effilées comme des glaives !

Arum italicum, Gouet d'Italie, Poitiers bords de Boivre
Gouet d'Italie (Arum italicum): feuilles entières, de forme générale deltoïde (triangulaire), hastées telles le fer d'une hallebarde.


Urtica dioica, Grande Ortie, Poitiers gare

Tout le monde connait les feuilles de la Grande Ortie (Urtica dioica): fortement dentées, ovales (plus larges à la base qu'au sommet), deltoïdes (triangulaire), acuminées, légèrement cordées à la base… Et bien sûr piquantes !


Rumex pulcher, Patience violon, Lyon Tête d'or

La Patience violon (Rumex pulcher) doit son nom vernaculaire à ses feuilles oblongues, cordées, panduriformes, c'est à dire rétrécies à la taille comme la caisse de résonance d’un violon.


Amaranthus blitum, Amarante livide, Poitiers Chilvert

L'Amarante livide (Amaranthus blitum), autrefois légume cultivé aujourd'hui vagabonde, dresse des feuilles ovales ou rhomboïdales, nettement émarginées.


C'est à vous de jouer les indiens maintenant, je vous souhaite une excellente promenade, à bientôt pour la suite!


Suite des leçons de botanique consacrées aux feuilles sur Sauvages du Poitou:

- Le vocabulaire de la botanique (2): nervures et feuilles composées

- Le vocabulaire de la botanique (3): pétiole et phyllotaxie


Pour aller plus loin :

- Les formes foliaires sur Wikipédia

- Description générale de la feuille sur le site des Jardins du Gué

- Vocabulaire illustré de la botanique par Maurice Reille

- L'appareil végétatif des végétaux supérieurs par Jean-Marie Savoie


Référence bibliographique:
- La botanique redécouverte de Aline Raynal-Roques
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Laisser pousser la mauvaise herbe, la poésie et l'imagination!
Date 06/12/2015
Ico Rencontres et billets d'humeur
Comms 2 commentaires

La mauvaise graine attaque la ville!


Malgré ma tendresse pour les Sauvages de nos villes et de nos campagnes, je ne suis pas de ceux dont le poil se hérisse lorsque j'entends parler de «mauvaises» herbes: après tout, il n'est pas toujours vexant de se voir affubler un tel sobriquet. De nos jours, il suffit de sortir un peu du rang, pour devenir un(e) mauvais(e) garçon(fille). De même pour nos Sauvages qui poussent là où certains préfèreraient voir une zone de stationnement bien rangée, plutôt que le doux chaos d'une prairie fleurie. Bien sûr, l'utilité d'un parking peut toujours se défendre; mais guère plus que la nécessité d'un pied de Pissenlit au cœur de la ville (demandez son avis à une abeille!).


Taraxacum sect. Ruderalia, Pissenlit, Poitiers Chilvert
Pissenlit, Poitiers quartier Chilvert

Mauvaises herbes: espèces spontanées des cultures, même belles, rares et peu nuisibles... (Yves Baron, Les plantes sauvages et leurs milieux en Poitou Charentes)

Les défenseurs des Sauvages parlent généralement d'herbes «adventices», plutôt que de porter un jugement de valeur en qualifiant le végétal de «mauvais». L'expression est rigoureuse: elle prend source dans le latin adventicius, littéralement «ce qui vient d'en dehors» (de ce qui est voulu). Cette définition est juste dans les cultures et les potagers: le jardinier qui a semé des carottes ne s'attend pas à récolter une salade de Liseron! Pourtant, j'ai souvent constaté que pour le commun des mortels (on a rarement de grands projets agricoles pour le bout de trottoir devant notre porte), une mauvaise herbe est avant tout une herbe dont on ne connait ni le nom, ni le caractère, ni la légende...


La confrontation à l'inconnu, fusse-t-il un simple brin de Pâturin, déclenche chez l'être humain une tension souterraine, rarement agréable, qu'il est facile de soulager par un épandage de Roundup! Heureusement pour nous, il existe un tout autre remède pour faire face à l'inconfort d'une rencontre inopinée: écouter l'histoire de l'étranger qui pointe son bourgeon.

Avez-vous récemment fait une rencontre? Une rencontre plutôt inhabituelle?

(Rencontre du troisième type, Steven Spielberg)

Non pas la fable de la mauvaise herbe, ou celle de l'herbe adventice, mais plutôt le long voyage, riche de milles rencontres, de ce morceau de chlorophylle coincé entre deux pavés; le récit de sa généalogie, le poème caché derrière son nom, ses amours, ses guerres... Son utilité aussi (culinaire ou médicinale), mais on ne serait se contenter de ce seul point de vue. Ce serait comme résumer une grand œuvre de musique classique à son utilisation dans un spot de publicité.


Polygonum aviculare, Renouée des oiseaux, Poitiers Gare

Renouée des oiseaux, un poème à piétiner! Poitiers quartier Gare


Il y a quelque temps, je croise une amie du quartier, un bidon d'herbicide à la main, en train de gazer un gang de Géraniums sauvages devant chez elle. Je la salue, on cause un peu météo, et j'en profite pour lui glisser l'incroyable épopée de la Sauvage condamnée sous sa botte: son nom de baptême (Geranium dérive du grec Geranos, la «grue», car ses fruits présentent des pointes ressemblant au bec du volatile), sa vaillance face aux intempéries, son rôle dans le paysage, ses qualités... Finalement, ma chère voisine abandonne son projet assassin: difficile de brûler quelqu'un dont ont vient de faire la connaissance! Mais difficile également de tolérer la présence d'un réfugié dans sa cour, tout sympathique qu'il soit. Alors la coquine me lance: «Vous ne voulez pas le prendre pour chez vous?». L'important ici, c'est que l'imaginaire avait fait irruption dans la situation et qu'une toute autre scène était en train de se jouer.  La vie commençait déjà à retrouver ses droits.

Messieurs, vous avez eu ma curiosité, maintenant, vous avez toute mon attention.

(Django Unchained, Quentin Tarantino)

La nature souffre, plus que tout, de notre manque de curiosité. L'homme à l'écoute des histoires naturelles qui l'entourent peut difficilement se comporter en vandale. Qui sait, le désherbage pourrait même devenir un acte d'humilité et de tendresse s'il s'accompagnait de poésie et de compréhension!


Chers amoureux des oiseaux, des papillons, des ours polaires en plein naufrage, des Sauvages sur terre ou sous l'eau, n'ayez de cesse de raconter la nature, de dénicher et de semer les graines de sa mythologie et de sa connaissance. Car protéger la nature commence par protéger et nourrir notre propre imagination... Et la poésie, son langage!


L'étoile du Shérif de Sauvages du Poitou

Pour continuer la promenade:

- L'éloge aux mauvaises herbes de la Cabane de Tellus

- L'association Cueillir pour raconter la mauvaise herbe avec le sourire!

- La rubrique Plantes du blog Books of Dante, les Sauvages à travers l'histoire

- Le blog Une touche de vert, parce que raconter, c'est aussi dessiner!

>Voir le billet et ses commentaires...
 

Renouée des oiseaux, la piétinée
Date 09/10/2015
Ico Villes, chemins & terrains vagues
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Polygonum aviculare, Renouée des oiseaux, Sauvages du Poitou


Polygonum aviculare (Renouée des oiseaux ou Courée en poitevin saintongeais) appartient aux Polygonaceae, le clan des Renouées, du Sarrasin, des Rhubardes et autres Rumex. Les Polygonum (Renouées) tirent leur nom des termes grecs Polys «plusieurs» et Gonu «genoux»: leur tige solide est parcourue par de nombreux «nœuds». Il faudra bien se pencher pour observer ceux de Polygonum aviculare... la Sauvage est le plus souvent planquée sous nos chaussures!

- Bon dieu de merde tu me piétines la gueule.

- Ben excuse moi j’te croyais mort.

- Et ben tu t’es trompé, connard.

(Apocalypse Now, Francis Ford Coppola)

Polygonum aviculare, Renouée des oiseaux, Poitiers Chilvert

Petites feuilles ovales, elliptiques ou lancéolées

de la Renouée des oiseaux, Poitiers quartier Chilvert


Polygonum aviculare est une herbe commune sur tout le globe. C'est la «mauvaise herbe» des chemins, des gazons usés, des terrains de jeux, celle qui perce entre deux pavés, dans les fissures du revêtement d'une cour ou d'un parking, autant de lieux fréquentés et de sols abîmés (nus et fortement tassés).


Polygonum aviculare, Renouée des oiseaux, Poitiers Chilvert

Fleur discrète à 5 tépales de la Renouée des oiseaux, Poitiers quartier Chilvert


Bien qu'annuelle (plus rarement pérennante), Polygonum aviculare avait tout pour devenir une envahissante respectée: elle est capable de pousser dans des conditions misérables, sur des terres si dures qu'on aurait du mal à y planter une pioche! Elle résiste aux piétinements, son mode de dispersion sur le territoire est ingénieux (voir plus bas)... Et puis, c'est quand même la (très) petite sœur de la célèbre Renouée du Japon (Reynoutria japonica), peut-être y a-t-il une réputation familiale à tenir? Mais voilà, sa taille réduite ne cause guère d'inquiétudes et de considérations; ses fleurs blanches de quelques millimètres de diamètre ne marquent ni les regards (si ce n’est ceux des oiseaux), ni les butineurs (les fleurs s’autopollinisent).


Polygonum aviculare, Renouée des oiseaux, Poitiers Chilvert

Renouée des oiseaux sur fond de Renouée du Japon,

Poitiers quartier Chilvert


Les fruits (des akènes) pyramidaux de Polygonum aviculare font le régal des volatiles («aviculare» signifie oiseaux en latin). Les graines qui ne sont pas becquetées finissent collées sous les pattes des animaux ou sous les baskets des passants, qui disséminent malgré eux les générations suivantes. Enfin, la belle habille et protège les sols dégradés de l'érosion et de l'exposition directe au soleil par son couvert dense.


Polygonum aviculare, Renouée des oiseaux, Poitiers Chilvert

Renouée des oiseaux, l'amie de tous les oiseaux! Poitiers quartier Chilvert


Certains hommes avisés se sont quand même penché vers la Sauvage: il s'avère que Polygonum aviculare est comestible, pour nous comme pour les animaux (les fermiers la connaissent plus souvent sous le nom d'Herbe à cochon).


Mais c'est surtout grâce à son usage en médecine populaire que la sauvage a obtenu ses citations. La plante est tannique (asséchante), hémostatique (cicatrisante), riche en vitamine C et en flavonoïdes. Son infusion est réputée soulager les toux et les bronchites. Même si sa réputation subsiste (ses sommités fleuries sont inscrites à la liste A des plantes médicinales de la pharmacopée française), la médecine moderne montre moins d'enthousiasme à l'égard de la sauvageonne : les études à son sujet n’abondent guère.


Polygonum aviculare, Renouée des oiseaux, Poitiers Chilvert

Renouée des oiseaux, Poitiers quartier Chilvert


Et si la Sauvage ne vous convainc pas en tant que plante médecine, reste cette ancienne tradition vénitienne: pour prophétiser notre sort après le trépas, cueillir un brin de Renouée des oiseaux. En commençant par la pointe, compter chaque nœud jusqu'à la racine, en répétant tour à tour paradiso (paradis), purgatorio (purgatoire) et inferno (enfer)... Lorsqu'on arrive au dernier nœud, notre destin post mortem est fixé!


Polygonum aviculare, Renouée des oiseaux, Poitiers gare
Renouée des oiseaux, Poitiers quartier gare

 Polygonum aviculare, Sauvages du Poitou


Pour aller plus loin:

- Polygonum aviculare: identification par ordinateur

- Polygonum aviculare sur Tela-botanica


Euphorbia prostrata, Euphorbe prostrée, Poitiers quartier Chilvert

Faute de se pencher suffisamment, on risque fort de confondre notre Renouée des oiseaux avec quelques Euphorbes au port rampant: ici, l'Euphorbe prostrée (Euphorbia prostrata) qui se distingue de ses consœurs de par les poils de ses capsules répartis irrégulièrement.

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