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Grimoires, flores et herbiers: trésors du Fonds ancien
Date 20/02/2017
Ico Cours de botanique pour les indiens!
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Angelica sp, Matthiole, 1566

Divines Angéliques d'après Matthiole (1565)


En plein cœur de février, plusieurs botanistes se retrouvent sur le campus de Poitiers... Une Sauvage précoce et rare aurait-elle été repérée près d'un parking? Pas vraiment, même si les capitules discrets du Senecio vulgaris, solitaires et banals en cette saison, suffisent à leur ravissement. C'est un tout autre genre de trésors, faits d'encre et de papier, qui attirent ces passionnés de nature: Anne-Sophie Traineau-Durozoy, conservatrice du Fonds ancien de la Bibliothèque universitaire de Poitiers, ouvre les portes de sa caverne aux merveilles pour présenter plusieurs grimoires botaniques, sélectionnés parmi les 40.000 ouvrages qui reposent sur les rayonnages.

Tous les murs étaient couverts d’étagères, et toutes les étagères chargées de livres. Et les livres étaient tous, ou presque, des livres anciens, des livres de magie!

(Jonathan Strange et Mr Norrell, Susanna Clarke)

Anne-Sophie Traineau-Durozoy enclenche la machine à remonter le temps en propulsant ses invités dans la première moitié du 16ème siècle. En ce temps, les auteurs naturalistes cherchent avant tout à copier, collecter et compiler le savoir des anciens, à commencer par ceux de Théophraste et Dioscoride, aux origines grecques de la botanique et de la phytothérapie. Dans un élan d'audace, les auteurs du 16ème se risquent parfois à compléter de leur propre observations les textes fondateurs, sans chercher à critiquer ou à réinventer l'approche. Les imprimés les plus anciens présentés ce jour là restent impénétrables: rédigés en latin et non illustrés, ils passent respectueusement de main en main, inspirant peu de commentaires...


Les livres en latin... Sauvages du Poitou!


Les premières gravures marquantes de cette visite guidée surgissent d'ouvrages rédigés par le botaniste italien Pierre André Matthiole («Commentaires de M. Pierre-Andre Matthiole, medecin senois, sur les six livres de P. Dioscoride», 1565 et 1566). Au 16ème siècle, les illustrateurs cherchent à produire un travail esthétique et pragmatique (fleurs et fruits peuvent apparaitre simultanément sur un même spécimen) plutôt qu'une reproduction fidèle de la réalité. La technique de la gravure sur bois impose un trait épais. Au bout du compte, les dessins semblent un brin fantastiques, dignes d'un comic strip anachronique: loin de paraître vieillottes, les vignettes semblent au contraire sortir d'une bande dessinée contemporaine!


Umbilicus rupestris, Matthiole, 1566

L'incroyable Nombril-de-Vénus (Umbilicus rupestris) version Matthiole (1565), un sérieux prétendant pour le Fauve d'Or du festival d'Angoulème?


L'illustrateur des ouvrages de Matthiole s'autorise une autre fantaisie: chaque plante est escortée d'une joyeuse farandole d'insectes virevoltant. Les tableaux respirent la vie, loin des planches froides que la rigueur anatomique encouragera les siècles suivants.


Taraxacum officinale, Matthiole, 1566

Le Pissenlit (Taraxacum officinale) et autres Astéracées version Matthiole (1566), un coup de crayon qui fleure bon la biodiversité!


Bien sûr, toute science requiert rigueur et précision. Dès le 17ème siècle, les illustrations gagnent en netteté: la gravure sur cuivre l'emporte sur le bois, les traits s'affinent. Les artistes cherchent à traduire le réel. Le détail est roi, le microscope vient d'ailleurs de faire son apparition dans les laboratoires. C'est une période cruciale et féconde dans l'approche naturaliste: fini le «copier/coller», on révise et on critique les textes fondateurs mâchés et remâchés. A ce point, tout reste à (ré)inventer, à l'image du botaniste français Joseph Pitton de Tournefort qui sème les premières graines de la classification binominale dans ses ouvrages (un nom de genre et un nom d’espèce pour chaque plante).


Ruta muraria, Joseph Pitton de Tournefort, 1719

Rue des murailles (Ruta muraria) dans «Institutiones rei herbariae» de Joseph Pitton de Tournefort (1719)... Un trait précis qui n'incite pas franchement à la rigolade!


Le monde s'ouvre, les explorateurs ramènent de leurs voyages en terra incognita des plantes et des bestiaires fantastiques. C'est l'époque des cabinets de curiosités; les sciences sont à la mode, des Jardins du Rois jusqu'aux diners mondains. Cet incroyable barnum raisonne jusque dans les ouvrages botaniques où se croisent plantes banales et exotiques, pissenlits et ananas! Cette curiosité insatiable se prolonge au 18ème, siècle éclairé et encyclopédique s'il en est un. L'effort de vulgarisation permet au plus grand nombre de s'initier aux joies de l'herborisation. Les noms vernaculaires (français) complètent les noms latins dans les flores. Les gravures, toujours plus fines et coloriées à la main, sont éblouissantes, à l'image des lichens de l'ouvrage du botaniste allemand Georg-Franz Hoffmann (1790-1801) qui semblent incrustés à même le papier.


Lichen par Hoffmann, 1790-1801


Lichen par Hoffmann, 1790-1801

Apothécies en trompe l’œil de lichens dans «Descriptio et adumbratio plantarum e classe cryptogamica Linnaei quae lichenes dicuntur» de Georg-Franz Hoffmann (1790-1801)


«Flora Parisiensis» (1776-1783) du botaniste français Pierre Bulliard est un bon exemple du mariage réussit entre rigueur scientifique et excellence artistique. Le scientifique étudia l'art de l'illustration naturaliste auprès de François Nicolas Martinet, l'auteur des gravures des ouvrage du comte de Buffon, intendant des jardins du roi. Les dessins de Bulliard attrapent l’œil comme un Gaillet grateron accroche un bas de pantalon!


Galium aparine, Pierre Buillard (1776-1783)

Gaillet Grateron (Galium aparine) dans «Flora Parisiensis» de Pierre Bulliard (1776-1783)


En guise de conclusion, Anne-Sophie Traineau-Durozoy propose à ses invités d'ouvrir un dernier coffre à trésor. Le Fonds Ancien de la Bibliothèque universitaire de Poitiers détient une collection d'aquarelles inédites signées Marie Corneille, une naturaliste locale de la fin du 19ème siècle dont on ne sait rien. Dès les premières planches, je pense aux propos du botaniste français Francis Hallé:

«Il me semble indispensable d'aller à la rencontre de chaque plante en prenant le temps de la regarder, un crayon à la main. Aucune photographie ne peut remplacer cette lenteur nécessaire, cette intimité avec ce qu'on dessine.»

Bellis perennis, dessin de Marie Corneille (1875, Niort)
Pâquerette (Bellis perenis) par Marie Corneille, 1875 à Niort

Le travail de Marie Corneille atteste de son sens de l'observation, de son expertise, de sa patience et de son goût de la nature. Chaque page arrache des soupirs admiratifs aux botanistes qui s'amusent à identifier les spécimens d'après peintures, tant ils semblent frais et bien vivants!


Dominique Provost, Fabien Zunino, Yves Baron... La fine fleure de la botanique poitevine découvre les œuvres de Marie Corneille, illustre artiste, botaniste... Et inconnue!

- On m’avait dit, monsieur, que votre bibliothèque était une des merveilles du monde moderne. Toutefois, je ne l’imaginais pas à moitié aussi fournie.
(Jonathan Strange et Mr Norrell, Susanna Clarke)
Ce court aperçu est loin de citer l'ensemble des ouvrages présentés lors de cette rencontre. La salle de lecture du Fonds ancien de la bibliothèque universitaire de Poitiers est ouverte à tous et gratuite: libre à vous d'aller toucher, sentir et contempler l'ensemble de ces vénérables grimoires, témoins de la grande aventure botanique à travers les siècles.

Araschnia levana par August Johann Rösel von Rosenhof et Christian Friedrich Carl Kleemann (1746-1761)
Carte géographique (Araschnia levana) dans «Der monatlich-herausgegebenen Insecten-Belustigung» par August Johann Rösel von Rosenhof et Christian Friedrich Carl Kleemann (1746-1761). Le Fonds ancien côté entomologie, une autre mine d'or à creuser!

Et puisqu'une bonne nouvelle en appelle une autre: Sauvages du Poitou accueillera dorénavant dans ses pages, entre deux comics strips tricotés à la main, de somptueuses gravures anciennes, dénichées et numérisées par les équipes du Fonds Anciens.

Dragons des bibliothèques: les gardiens des trésors de papier!
Merci à Anne-Sophie, Élise, Olivier et à tous les dragons qui veillent sur les trésors d'encre et de papier!

Pour aller plus loin:

- Site du Fonds ancien de la bibliothèque universitaire de Poitiers

- «Commentaires de M. Pierre-Andre Matthiole, medecin senois, sur les six livres de P. Dioscoride» sur Gallica (BNF)

- «Institutiones rei herbariae» de Joseph Pitton de Tournefort sur Gallica (BNF)

- Ouvrages de Georg-Franz Hoffmann consultables en ligne

- «Flora Parisiensis» de Pierre Bulliard sur Gallica (BNF)

- L’Herbier de Pierre Bulliard, une première dans l’édition scientifique (article de la Bibliothèque Inter Université de Paris)

- «Der monatlich-herausgegebenen Insecten-Belustigung» par August Johann Rösel von Rosenhof et Christian Friedrich Carl Kleemann sur E-Rara

- L'herbier de Mademoiselle Corneille, un article de l'Université de Poitiers


Himantoglossum hircinum par Marie Corneille (1879 à Saint-Florent)

Orchis bouc (Himantoglossum hircinum) par Marie Corneille, 1879 à Saint-Florent (79)


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Bibliothèque : Petit guide de survie pour plantes rebelles
Date 27/01/2017
Ico Le laboratoire du Shérif
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Campi par Michaël Falkowski

Campi, héros du Petit guide de survie pour plantes rebelles (par Michaël Falkowski)


Nous avons peu l'occasion de parler littérature sur Sauvages du Poitou. Pourtant, un botaniste n'irait pas bien loin sans le soutien d'une bibliothèque bien fournie (à ce propos, j'essaie de tenir à jour la liste de mes principales références bibliographiques sur la page liens de ce blog). L'occasion de vous rappeler que Sauvages du Poitou n'a rien à vendre, et que c'est en toute liberté que je cite de temps à autre un ouvrage.


Ce Petit guide de survie pour plantes rebelles est signé Michaël Falkowski. Si le nom de l'auteur ne vous dit pas grand chose, j'aurai peut-être plus de chance en vous parlant du site La cabane de Tellus, refuge des passionnés de mauvaises herbes sur le web depuis 2006, et dont Michaël est le papa et l'animateur.


«La Genèse de Campi» (Michaël Falkowski), le tableau qui inspira Michel-Ange!

«La Genèse de Campi» (par Michaël Falkowski), le tableau qui inspira Michel-Ange!


Michaël Falkowski donne voix à Campi, un Pissenlit urbain et roublard. Coiffé d'un capitule jaune comme d'une crête iroquoise, Campi est à la mauvaise herbe ce que Billy the Kid est au jardinier du Grand Ouest: un héros trouble dont la fleur est mise à prix.

«Si vous n'êtes qu'une frêle plante sans défense, ce manuel est fait pour vous. Je vais vous apprendre tout ce qu'une plante est capable de faire pour survivre et prospérer. Ce n'est pas peu dire, au programme: résistance, esquive, évasion, manipulation, infiltration, self-défense, sabotage, alliance... Bref, tout ce qu'il vous faut pour devenir une authentique mauvaise herbe, rebelle et libre d'aller où bon lui semble.» (Campi, Petit guide de survie pour plantes rebelle)

Campi lance un appel à l'insubordination végétale. Une révolte qui a déjà commencé sous nos chaussures (après le printemps arabe, le printemps sauvage?): arrachée mille fois, brûlée, empoisonnée, l'herbe folle revient planter ses racines, encore et encore. La persévérance des Sauvages, leur robustesse et leur abnégation sont une leçon d'optimisme pour tous ceux qui, comme moi, s'inquiète du sort de la nature face à l'avancée de l'indifférence grise, des grattes-ciel et du macadam.


A travers son personnage, Michaël Falkowski déroule une leçon de botanique amusante et décomplexée, dans laquelle on découvre les secrets des Vagabondes pour voyager discrètement, leurs terrains de prédilection, leurs ressources, leurs armes, leurs stratégies, leurs alliances... Le tout parsemé de dessins colorés dont l'esprit sonnera comme un écho familier aux lecteurs de Sauvages du Poitou (extrait de l'ouvrage via ce lien).


Ce Petit guide de survie pour plantes rebelles est publié en auto-édition (imprimé à la commande) chez Bookelis. Reste qu'il est toujours possible d'aller découvrir la plume et les crayons de Michaël Falkowski sur son site, la Cabane de Tellus, un terrain vague numérique envahi de Sauvages jusque dans le moindre pixel!


La Cabane de Tellus, refuge de la mauvaise herbe par Michaël Falkowski

Entrez sur les terres de la Cabane de Tellus, refuge de la mauvaise herbe!


Liens utiles:

- Petit guide de survie pour plantes rebelles, chez Bookelis.

- La Cabane de Tellus, refuge de la mauvaise herbe depuis 2006!

- L'actu de la Cabane de Tellus sur Facebook.

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En 2017, moins de pesticides, plus de Sauvages!
Date 05/01/2017
Ico Le laboratoire du Shérif
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Bonne année 2017 sans pesticides avec Sauvags du Poitou!


Cet début d'année 2017 est marqué par l'entrée en vigueur de l'interdiction de l’usage des produits phytosanitaires par l’État, les collectivités locales et établissements publics pour l’entretien des espaces verts, des chemins de promenades, des forêts, et des voiries (à l'exception des terrain de sport, des cimetières et de quelques zones de voiries sensibles). Autre changement du côté des particuliers: les pesticides ne pourront plus être mis à disposition dans les rayons «libre service» des jardineries... Tant mieux, même si les fongicides, herbicides et insecticides pourront toujours êtres vendus moyennant quelques mises en scène habiles (comptoir avec vendeur homologué, borne d'information vidéo, etc). Reste que les particuliers seront aussi rattrapés la loi interdisant le recours aux pesticides dans deux ans, au 1er janvier 2019.


A Chauvigny dans la Vienne (86), les Sauvages sont les bienvenues!

À l'entrée de la petite commune de Chauvigny dans la Vienne (86), on affiche fièrement son amour des Sauvages...


Heureusement, nombre de municipalités n'ont pas attendu janvier 2017 pour tendre la main aux fleurs, aux abeilles ou aux oiseaux. Que les armées gauloises réfractaires à la nature libérée et à ses hordes de ravageurs se rassurent: les communes pionnières du «zéro phyto» se portent bien et n'ont pas sombré face aux assauts conjoints des orties, des ronces et des pissenlits! Mais alors, comment défendre la pureté des pelouses anglaises et du macadam sans user de l'arme atomique?

Tu sens cette odeur? C'est le napalm fiston. Il n'y a rien d'autre au monde qui ait cette odeur-là. J'adore respirer l'odeur du napalm au petit matin...

(Apocalypse now, Francis Ford Coppola)

La palette des stratégies appliquées par les municipalités françaises est d'ores et déjà bien fournie. Finis les épandages généralisés, il s'agit maintenant de réfléchir au cas par cas, en fonction des milieux et des situations: c'est ce qu'on appelle la «gestion différenciée».


Les municipalités peuvent avoir recours ici et là à des produits qualifiés de «peu risqués» ou validés par l'agriculture biologique (pyrèthre, vinaigre...). Ces derniers sont autorisés, mais conservent localement et temporairement l'effet d'une bombe au napalm sur la flore et la petite faune associée (sans toutefois contaminer durablement les sols et les nappes phréatiques). À consommer avec modération, en gardant ce vieil adage à l'esprit: c'est la dose qui fait le poison (et non la couleur)!


C'est vert et c'est bio, mais ça peut aussi faire bobo!


Ailleurs, on peut traquer l'herbe folle armé d'outils tapageurs (tondeuses, rotofils, broyeurs, désherbeurs thermiques, etc). Les bonnes vielles méthodes des jardiniers du dimanche sont mises au goût du jour: binette pour les gaillards, couverts (paillage) pour les cagnards!

Les villes peuvent demander un coup de main à leurs habitants, à condition de les avoir formés auparavant... Sans quoi le quidam risque de puiser dans sa réserve personnelle de Roundup pour «nettoyer» le pas de sa porte (le cru 2016 étant particulièrement fourni après le grand déstockage des jardineries).

Une société c’est comme une montgolfière: pour qu’elle décolle, faut lâcher du lest de temps en temps...

(Les trois frère, Bernard Campan et Didier Bourdon)

Enfin et surtout, on peut laisser pousser (et/ou semer et planter) la vie là où c'est possible, pour la plus grande joie des butineurs. La ville se redessine, laissant bonne place à la flore: ici du macadam pour les voitures, là des fleurs pour les papillons. Entre les deux, les amoureux de nature que nous sommes!


Zéro pesticides dans nos villes et nos villages! Sauvages du Poitou

Les communes zéro phyto s'extirpe de la grisaille!


Le retour de la végétation en zone urbaine présente d’innombrables qualités (retour de la faune associée, régulation du climat, stabilisation des sols, évacuation des eaux, épuration... Voir notre article Sauvages de ma rue). Pourtant, la grande difficulté pour les collectivités reste le regard critique du citoyen (c'est à dire de l'électeur), qui a tendance à penser qu'une colonie de pissenlits au pied d'un mur n'a guère plus d'élégance et d'intérêt qu'un sac poubelle éventré. «Les Sauvages, c'est sale et ça attire les serpents» me confiait un ancien devant un bout de haie occupée par les ronces... Si seulement, des serpents, il n'y en a plus guère!


Legalize it! par Sauvages du Poitou


Il est urgent de raconter la nature, au delà des sempiternelle cases du nuisible et de l'utile. Un discours unique ne saurait exprimer la multiplicité et l'ampleur du vivant: c'est donc à chacun (collectivités, associations, nous tous...) d'y aller de sa voix afin de partager ses découvertes et ses connaissances en famille, entre amis, entre collègues ou entre voisins. C'est aussi ça la démarche zéro phyto: on cause un peu moins football, un peu plus pétales, un peu moins babioles, un peu plus bestioles!


Botanique party in Poitou!

À Poitiers, rencontrez les Sauvages lors des promenades botaniques gratuites animées par Yves Baron, Dominique Provost (Vienne nature) ou lors des sorties Sauvages de ma rue!


Pour 2017, je vous souhaite une année sans poisons ni empoisonneurs, pleine de nature, d'histoires et de rencontres... Puissions nous profiter du spectacle du vivant jusque sur le pas de notre porte!


Pour préparer le printemps 2017, les Sauvages sèment leurs dessins dans les boîtes aux lettres du Poitou: vous aussi, adoptez un Pissenlit!


En 2017, adoptez un Pissenlit avec Sauvages du Poitou!


En 2017, adoptez un Pissenlit avec Sauvages du Poitou!


Le fichier source du prospectus ci dessus (PDF format A3) peut être téléchargé via ce lien.


Revue de presse:

- Les prospectus de Sauvages du Poitou à l'honneur sur l'antenne de France Bleu Poitou


Pour poursuivre la lecture sur Sauvages du Poitou:

- Laisser pousser la mauvaise herbe, la poésie et l'imagination!

- Les 10 Sauvages communes qu'on ne désherbera plus au jardin


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